lundi 7 août 2017

Le 7 août 1717 disparaissait mon aïeul Dominique le montagnard #anniversaire #genealogie #1j1a

Le 7 août 1717, mon aïeul, Dominique SIMIAND, décédait à Fréméréville-sous-les-côtes, village de la plaine de Woëvre, âgé seulement de 43 ans.

Il s'était marié avec Lucie CASSETTE à Fréméréville le 28 novembre 1702 très exactement.
Son patronyme varie beaucoup, selon les années et surtout le curé qui officie dans la paroisse:
Simian, 
Simiand, 
Sumian, 
Siméant...

Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
 "Lan mil sept cent deux le vingt huitième (---?) de ladite année
après avoir publié cy devant trois bans au prosne de la messe
paroissial scavoir le premier lonze le second le dix neuf et le 
troisième le vingt cinq dudt. mois entre dominique symiand
fils de demenge symiand et de Marguerite arnould paroissien
de St Laurent du Cros diocèse de gap ledit par sa legalization receue
a l'ordinaire de Toul
 et Lucie Cassotte originaire daulnoy
en pertois dont ses bans ont esté publiés aussi audit lieu....
et par attestation de monsr(monseigneur) ... dudit lieu a daté du sept
nbre de laditte année sans qu'il y ay eü opposition ny empechement"... 

Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
"quelconque Je soussigné Jean Thirtion pretre et curé de fréméréville
ay recü leur mutuel consentement et leur ay donné la
benediction nuptial avec les ceremonies prescrites par la
sainte Eglise en présence de guillaume et honoré Joussoud
cousins germains du dit dominique qui ont signés avec moy
à l'absence de son pere et de sa mere......" 
Archives Départementales de la Meuse - page 44 -  FREMEREVILLE > Baptêmes, Mariages, Sépultures
1685-1759    Cote E dépôt 145 (1 E 1)
Lors de mes recherches pour cet article, je n'ai pas trouvé trace de la profession exercée par Dominique SYMIAND. Comme pour les articles à venir, je me suis demandé quelle pouvait être la raison de sa venue en Lorraine, à des centaines de kilomètres de Saint Laurent du Cros, paroisse des Alpes? peut-être aiguiseur ou colporteur...

Ne pouvant disposer de recensements de cette époque, je me suis penché sur les témoins.
En effet, pour un "étranger" de la paroisse, Dominique dispose tout de même de deux cousins germains présents à son mariage.
J'ai alors trouvé, grâce à +Geneanet , et en vérifiant sur le site Internet des archives départementales de la Meuse, des informations sur ses deux cousins.
Guillaume et Honoré JOSSOUD sont tous les deux établis et mariés avec des enfants à Mécrin, proche de Fréméréville.
Là encore, je ne leur ai pas trouvé de profession.
Toujours est-il que leur patronyme semble originaire du département du Rhône.

Je peux alors supposer que Dominique SYMIAND est venu travailler ou rejoindre ses cousins en Lorraine? Pour fuir les famines qui ont sévies entre 1692 et 1694?

L'épouse, Lucie CASSETTE, n'est pas non plus originaire de la plaine de Woëvre, mais d'Aulnois en Perthois, village meusien proche de Bar-Le-Duc.
Grâce aux signatures présentes à la fin de l'acte de mariage, j'ai repéré un Estienne Moriot.
J'ai découvert grâce à Family Search qu'il s'était marié en 1692 à Fréméréville avec Marguerite CASSETTE, qui semble être la soeur de notre mariée.

Nos mariés se seraient sûrement rencontrés à Fréméréville grâce à leur famille respective.

Le prêtre nous indique la paroisse d'origine de Dominique, mais est-ce la réalité?

Eh bien oui! J'ai retrouvé l'acte de baptême de Dominique dans la paroisse de Saint Laurent du Cros en date du 8 janvier 1776, comme suit:
  page 25 Archives en ligne Hautes-Alpes Saint-Laurent-du-Cros Baptêmes, Mariages, Sépultures 3 E 6682 (GG 1) 

1674-1678 
 "Le huitieme janvier mil six cent septante six
a esté baptise dominique Symiand fils
(naturel?) de dominique et de Mary Arnoul
et de anthoine né le mesme jour ses parrains
Lauran arnou ..baillage de Tollon et...
Martin ...tous de St Lauran du Cros
...les dit arnou n'ont su s...Enquis"

Merci d'avance pour vos aides en retranscription

dimanche 23 juillet 2017

Le 17 juillet 1817 et mon aïeul pesseleur #anniversaire #genealogie #1j1a

Pour se remettre dans la généalogie, rien de tel que de se plonger dans la liste des évènements de son logiciel de généalogie (Heredis en l'occurence) et de sélectionner un chiffre rond d'anniversaire dans les jours et semaines qui suivent votre jour de connexion.

Ainsi, dans cet article dont le thème est "un jour, un ancêtre", je parlerai de mon ancêtre Simon LARTILLOT.
C'est en effet le 17 juillet 1817 qu'il décède à Griscourt, soit il y a 200 ans.

Griscourt est alors une commune du département de la Meurthe (aujourd'hui Meurthe et Moselle) qui se trouve dans ce qu'on appelle la petite Suisse Lorraine.
Source : Gallica
  • Carte générale de la France. 111, [Toul]. N°111. Flle 41 / J. Seguin Ing.[énieu]r Geogr.[ap]he du Roy Fecit 1759 ; [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]
Permalien 
Ci-dessous l'acte de décès de mon ancêtre Simon :
AD 54 - Griscourt 1793 1871 5 Mi 237/R 2  Lien d'accès
L’an dix huit cent dix sept le dix sept du mois de juillet pardevant
Nous Maire officier de letat civil de la Commune de Griscourt, Département
de la Meurthe, canton de Domèvre et Municipalité de Griscourt,
sont comparus Thomas Lartillot, et Gerard Lartillot, le premier fils,
le second frère du décédé, lesquels nous ont déclaré que le dix sept du
mois de juillet, à une heure après midi Simon Lartillot agé de soixante
ans, pesseleur, domicilié à Griscourt, marié, est décédé le dix sept du mois
de Juillet, à une heure après midi en sa maison: et les declarants
ont signé avec nous le présent acte, après que lecture leur en a été 
faite
Thomas lartillot
gerard lartillot

G henry m.

Outre le fait que je rends hommage à cet aïeul, je découvre une nouvelle profession ou plutôt une profession qui m'était inconnue, et que j'ai d'ailleurs eu du mal à déchiffrer au premier coup d'oeil, à savoir le métier de pesseleur.

Sur le site "Les métiers de nos ancêtres", je découvre que le pesseleur est un faiseur de paisseaux, autrement dit, de pieux. Mon ancêtre fabriquait ainsi des pieux, échalas, peut-être pour des vignerons, cultivateurs, pour supporter notamment les ceps de vigne...

Selon l'encyclopédie Diderot, l'échalas est un "morceau de cœur de chêne refendus carrément par éclats d'environ un pouce de gros, et planés ou rabotés, qu'on navre quand ils ne sont pas droits. Il s'en fait de différentes longueurs ; ceux de quatre pieds et demi servent pour les contr'espaliers et haies d'appui ; et ceux de huit à neuf pieds, ou de douze, etc. pour les treillages. En latin, pedamen." 

Bref, la généalogie est toujours source de surprise.
Prendre un ancêtre au hasard ou dans le calendrier d'évènements vous amènera toujours à une découverte, si petite soit elle.

Bonnes découvertes à vous


mardi 6 juin 2017

E comme Estranger #challengeAZ

Dans le Berry également, province on ne peut plus centrale, y passent des étrangers, mais sans qu'on ne sache vraiment plus de leur parcours, et c'est bien dommage en généalogie.

Sont-ils étrangers car venant d'une autre province? d'un autre pays? mystère...

Ci-dessous, vous trouverez un acte de sépulture du prêtre curé d'Allouis, paroisse située entre Bourges et Vierzon, et à côté de la ville de Mehun ; un acte insolite par ses commentaires :

Archives départementales du Cher - Allouis 1743 1776 3E 0048 page 26
"Aujourd'hui dimanche vingt sept septembre
a esté inhumé dans le cimetière de cette paroisse
par moi prestre curé soussigné de lordre de
...de la justice de mehun en datte des 26 sep
présents mois et an le cadavre et corps dun
pauvre malheureux estranger trouvé mort dans
la prairie de lavau étendue de cette paroisse
et qui avait este apporté en mon Eglise par Hubert
gavrot man(ve) et poulet fils Labr delavau 
......Les juges et magistrats de la
ville de Melun qui sestaient transportes audit lieu
de Laval pour  ....led cadavre et en faire
la visite , le tout avec les cérémonies et prieres
ord(res) de Eglise après lavoir fait en ... a nos
dépens en présence de François et Estienne b...
pere et fils Marg(ers) de Antoine crestin et jean
desprez et autres habitans qui ont déclares ne
scavoir signer de ce Enquis
De Brielle
pr C dallouis"
 
 
Rencontrez-vous également des commentaires sur des paroissiens étrangers dans vos différentes lectures?

dimanche 4 juin 2017

D comme Délire #challengeAZ

Il était une fois, dans la petite bourgade de Chaumont-sur-Tharonne, au milieu de la Sologne, un curé, le sieur Roche, qui avait pris l'habitude de préciser les causes de décès de ses ouailles.

Tout cela se passe au XVIIIème siècle.

Dans ce challenge A à Z consacré aux archives insolites, plus d'une fois, je vous ferai découvrir des actes écrits par ce curé et qui raconte un peu plus la vie de nos aïeux.

Dans ce registre mis à disposition dans Geneanet, je découvre l'acte suivant rédigé le jeudi 29 septembre 1674 : 

Geneanet - Fonds documentaire 

Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher, France) | 1674 - 1692 | Mairie - page 15

"Le Jeudi veille de st André fut enterré dans Leglise
de Chaumont Jean Tenot Laboureur des Landes decede
le jour auparavant ayant receu lextreme
onction et ayant pu recevoir les autres sacrements
a cause de son delire"


Qu'est ce que le sieur Roche entend par délire? des tremblements, une folie...?

En tout cas, c'est la première fois que je lisais ce terme dans l'enregistrement d'un enterrement.

Et vous, avez-vous déjà rencontré des causes de décès dans un acte?

samedi 3 juin 2017

C comme Charpentiers émigrés #challengeAZ

Aujourd'hui, je vais évoquer une trouvaille beaucoup moins insolite parce qu'elle apparaît souvent dans les registres ; cela dépend tout de même du prêtre et des précisions qu'il porte dans ses actes.

Dans les registres du XVIIème siècle de la paroisse de Mehun-sur-Yèvre, dans le Berry, le curé Devillantroy mentionne les origines de charpentiers décédés.

  • GALLICA Carte générale de la France. 010, [Bourges]. N°10. établie sous la direction de César-François Cassini de Thury]


C'est ainsi que dans un premier acte, en 1682, il indique les éléments suivants:

Archives du Cher - Mehun-sur-Yèvre 1632 16953E 0227 - page 273 Lien d'accès
"Le Neufiesme jour du mois D'avril L'an Mil Six cens
quatre vingts deux , Jean Bourgoin âge de trente deux ans
du Pays de l'Angoumois charpentier travaillant en cette
ville étant décédé a été Inhumé dans le cimetière de
L'Eglise notre Dame de Mehun en présence d'Antoine
Nepveu aussi Charpentier Pierre Mariot Sivin billot
et Estienne Minard lesquelles ont déclaré ne Savoir
signer de ce enquis"

L'Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l'est, Périgord au sud, Saintonge à l'ouest, et Poitou au nord. Il correspond à peu près à l'actuel département de la Charente.

Ce charpentier, originaire d'un pays qui est à environ 2 jours de marche, est venu travailler à Mehun et y a malheureusement perdu la vie.
Même si le curé ne mentionne pas la paroisse d'origine, cela permet peut-être de trouver ses origines.

Rebelotte en 1685 ! Le même prêtre, DeVillantroys, évoque le décès d'un autre charpentier.

Archives du Cher - Mehun-sur-Yèvre 1632 16953E 0227 - page 311 Lien d'accès
Le huitième Jour du Mois de May L'an Mil six cent
quatre vingts-cinq Francois Penneton du pays de la
#compagnon charpentier                                  Marche âge de quarante ans a été inhumé dans
Le Cimetière de l'Eglise notre Dame de Mehun en
présence D'antoine Nepveu Guillaume Homme et
Estienne Jouffin lesquelles ont déclaré ne savoir signer
de ce enquis
DeVillantroys

Un autre charpentier originaire d'une autre province est décédé dans cette paroisse du Berry.
Celui-ci était compagnon et allait sûrement vers la maîtrise.
Il était originaire de la Marche, province jouxtant le Berry, au sud, dont la capitale était Guéret, actuel chef-lieu du département de la Creuse.

Ce marchois était sûrement un compagnon de travail de Jean Bourgoin décédé 3 ans plus tôt, car ils ont un témoin identique, aussi charpentier, à savoir Antoine Nepveu.

Que s'est-il passé dans cette fin du XVIIème siècle pour qu'il y ait un besoin de charpentiers d'autres provinces?

Vous aussi, rencontrez-vous souvent des voyageurs, passants, au détour des registres paroissiaux?